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Symboles patriotiques lorrains pendant l’Annexion

Façade d'une maison de Vantoux, près de Metz, arborant une Croix de Lorraine enlacée d'un chardon lorrain (Crédits photo : Google Street View)

Que voilà un magnifique bas-relief ! Scellée sur une façade du charmant village de Vantoux, en Pays Messin, cette pierre nous montre un magnifique chardon, en train d’enlacer une Croix de Lorraine. Deux symboles particulièrement forts et qui se rattachent directement à l’histoire de notre province.

Importée en Lorraine par la Maison d’Anjou, qui conservait un morceau de la vraie croix dans un reliquaire en forme de croix surmontée de la traverse symbolisant la pancarte sur laquelle figurait la mention INRI, la croix double s’impose, en 1477, comme le symbole de la victoire des troupes ducales sur celles de Charles le Téméraire. Devenue Croix de Lorraine, elle est réutilisée, en 1940, par la Résistance française, qui l’oppose à la sinistre croix gammée nazie.

Croix de Lorraine et chardon Vantoux
Détail de la Croix de Lorraine et du chardon de Vantoux (Crédits photo : Kévin GEOURIOT pour le Groupe BLE Lorraine)

Le chardon, quant à lui, fait également référence à la Bataille de Nancy. Après la victoire contre les Bourguignons du Téméraire, la capitale ducale choisit en effet d’arborer la fleur dans son blason, avec la devise « non inultus premor », en Lorrain roman « ne toquès mi je poins » et en français « qui s’y frotte s’y pique ».

Ces symboles, auxquels on pourrait encore ajouter l’Alérion et la mirabelle, vont connaître un regain de popularité pendant l’Annexion. Ils permettaient alors de clamer haut et fort, la célèbre rengaine : « Français ne peut, Allemand ne veut, Lorrain je suis ! »

Et Lorrains, nous le sommes bien, quand une telle sculpture suffit à titiller notre vieille fibre lotharingiste !

Rédigé par Kévin GOEURIOT

Historien de la Lorraine, écrivain et professeur d’histoire-géographie pour le Groupe BLE Lorraine.

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