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La légende de Saint Livier en Lorraine

Martyr de Saint Livier, église Sainte-Ségolène, Metz (Crédits photo : Sol Octobris)

On raconte que, lorsque les troupes d’Attila saccagèrent la ville de Metz au printemps de l’an 451, elles se heurtèrent à la résistance farouche d’un jeune cavalier qui s’appelait Livier. Fils d’un patricien de la ville, Livier avait été élevé dans la foi chrétienne et dans le culte des vertus. Aussi, lorsque les guerriers Huns s’étaient approchés de la cité sise entre Seille et Moselle, il avait tenu à la défendre en prenant les armes.

Malgré sa bravoure et son intrépide courage, Livier a été capturé et livré au chef barbare. Ce dernier lui proposa de lui laisser la vie sauve à la condition unique que Livier renonce à sa foi. Magnanime, Attila accorda trois jours au jeune homme pour qu’il puisse faire son choix.

Au bout des trois jours, alors que les Huns, qui venaient de piller Metz, cantonnaient au sommet d’une colline qui s’étire, en plein Saulnois, entre Vic et Marsal, Attila alla trouver Livier et lui demanda ce qu’il en était. Livier fit réponse qu’il n’abandonnerait jamais la foi chrétienne qui, pour lui, était la seule voie d’accès au paradis. En entendant cela, Attila ordonna la décapitation du pauvre Livier.

Saint Livier
Saint Livier, gravure de Jacques Callot

Mais à peine le martyre exécuté, le jeune Livier s’empara de sa tête et marcha, plusieurs mètres, jusqu’à une source où il la lava soigneusement. Les Huns, en voyant cela, prirent peur et s’enfuirent. Ils ne revinrent jamais dans la région, puisque le général romain Aetius leur infligea une sévère défaite.

Sur le Mont Saint Jean, près de Marsal, une chapelle entretient le souvenir du martyre de Saint Livier. Avec Sainte Libaire, Saint Elophe et Saint Eucaire, il est l’un des quatre céphalophores, c’est-à-dire porteurs de tête, que compte le panthéon lorrain.

Rédigé par Kévin GOEURIOT

Historien de la Lorraine, écrivain et professeur d’histoire-géographie pour le Groupe BLE Lorraine.

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3 Commentaires

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  1. Un article très intéressant. Si je ne m’abuse, Saint Denys de Paris aurait aussi été un céphalophore, mais pas lorrain, bien sûr ; il fut décapité en 258 avec les saints Eleuthère et Rusticus sur la colline de Paris qu’on appela plus tard Mons Martyrium ou Monmartre, lit-on dans Grégoire de Tours.

  2. Je suis allé visité le site du Mont Saint Livier sur les hauteurs de Moyenvic Vous y trouverez 1 petite Chapelle ( 50 M2 les portes sont toujours ouvertes ) a droite se trouve la fameuse Fontaine ou Saint Livier lava sa tête (comme le dit la légende )
    Sur la gauche 1 peu en retrait se trouve 1 bâtiment qui est occupé par des Sœurs qui entretiennent la Chapelle
    Pour y accéder tapez sur GPS  » Gaec de Salival, Salival 57630 Moyenvic  » Continuez sur le chemin à droite puis se garer près de la barrière le reste du chemin se fait à pied ( je vous déconseille le chemin qui vient du coté de Marsal ( long sentier pour monter en plus vous devez marcher le long des champs et prés le long des barbelés )

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