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La légende du Warabouc en Meuse

Notre Lorraine est remplie de contes et légendes aux aspects sombres, voire ténébreux … Nombreux sont ceux qui ont su parvenir jusqu’à nous, transmis par nos aïeux. Dans ce registre folklorique, nous retrouvons l’histoire du Warabouc.

Au travers des forêts du Nord meusien, une créature mystique aurait sévi aux temps moyenâgeux. Par sa morphologie humanoïde et sa tête de bouc, elle était nommée le Warabouc, ou Homme-bouc. Traditionnellement, ce monstre était présenté comme l’incarnation du Diable lui-même.

Son existence se résumait à organiser de grands sabbats, des assemblées nocturnes de sorciers, à l’aide de sorcières et de magiciens vouant des cultes satanistes. Le Warabouc siégeait dans les forêts denses du Nord de la Meuse, avoisinant la région d’Avioth. Son repère aurait été la Forêt de Verneuil-Grand.

Selon la légende, une jeune fille courageuse et déterminée se proposa de traquer la créature. Elle se rendit à son repère et, pas loin de là, la bête fut débusquée en plein sabbat dans la forêt. La fille effectua alors un signe de croix qui rendit le Warabouc « doux comme un agneau ». La créature devenue docile fut conduite dans la basilique d’Avioth, où elle s’embrasa dans d’immenses gerbes de flammes.

Warabouc Avioth
Sainte Marguerite d’Antioche et le Warabouc à la basilique d’Avioth (Crédits photo : Stbrice)

En l’honneur de la détermination et de la bravoure qu’a fait preuve cette jeune fille, on peut retrouver à l’intérieur de cette même basilique une sculpture représentée en calcaire polychrome de la jeune héroïne et du Warabouc datant du XVème siècle. En réalité, il s’agirait plutôt d’une représentation du martyr de Sainte Marguerite d’Antioche, appelée aussi Sainte Marine, ayant terrassé un démon ou un dragon

Rédigé par Paul KIEFFER-SOLIGNAC

Etudiant et passionné d’histoire et de culture lorraine pour le Groupe BLE Lorraine.

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