Chaque automne, le Nancy Jazz Pulsations (NJP) transforme la cité ducale et une partie de la Lorraine en véritable capitale des musiques. Créé en 1973, le festival est devenu au fil des décennies l’un des grands rendez-vous musicaux de l’Est de l’Hexagone. Mais derrière son nom associé au jazz se cache une histoire beaucoup plus éclectique.
Un festival né en 1973
Le Nancy Jazz Pulsations a été imaginé par une bande d’amis passionnés de musique, avec le soutien du Comité des fêtes de la Ville de Nancy. Dès la première édition, le festival revendique une programmation ouverte, mêlant jazz, rock et blues dans différents lieux de la ville. En 1973, on joue notamment dans les caveaux de l’Excelsior et de la Commanderie, au Parc des Expositions ou encore dans des lieux plus insolites. Le NJP était à l’origine une biennale, organisée en alternance avec le Festival mondial de théâtre. Il devient finalement annuel à partir de 1982.

De Nancy à toute la Lorraine
La première quinzaine d’octobre est aujourd’hui indissociable du festival. Son quartier général se situe notamment au Parc de la Pépinière, autour du célèbre chapiteau, mais le NJP investit aussi la Salle Poirel, l’Opéra National de Lorraine, le Théâtre de la Manufacture ou encore L’Autre Canal. Soit autant de scènes pour les plus de 150 artistes qui donnent 250 concerts sur l’ensemble du festival.

Sa particularité est aussi de sortir des salles traditionnelles : concerts dans les bars, les rues, les parcs, mais aussi actions culturelles dans les écoles, les hôpitaux et différents territoires de Lorraine.
Un jazz … sans frontières
C’est probablement la grande originalité du Nancy Jazz Pulsations : ne jamais se laisser enfermer par son nom. Le jazz côtoie ainsi le rock, la variété, le rap, l’électro, les musiques du monde ou encore le reggae. Cette curiosité musicale explique la présence, au fil de son histoire, de légendes comme Miles Davis, Nina Simone, Ray Charles et Keith Jarrett, mais aussi d’artistes issus d’autres univers comme les Daft Punk, Muse, mais aussi Blur, Woodkid ou encore Youssou N’Dour. Une programmation éclectique qui plaît et qui a su trouver son public puisque le festival attire chaque année près de 100 000 personnes.

Plus qu’un simple festival de jazz, le NJP est ainsi devenu un laboratoire musical populaire, curieux et ouvert, profondément attaché à Nancy et à son territoire. Cinquante ans après sa création, cette capacité à mélanger les générations, les styles et les publics constitue sans doute sa plus belle signature.
