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Richard Orlinski expose ses animaux à Nancy

Ours polaire de Richard Orlinski, Place Simone Veil à Nancy (Crédits photo : Romain LUNARDI pour le Groupe BLE Lorraine)

Jusqu’au 31 août 2019, Nancy accueille les animaux de Richard Orlinski à l’initiative de la municipalité et de l’Autre Galerie. Artiste contemporain français le plus vendu dans le monde, il souhaite dans un même temps démocratiser l’art. Et quelle ville représente mieux cet idéal que celle qui accueillait il y a un siècle les artistes de l’Ecole de Nancy et leur volonté de rendre l’art accessible au plus grand monde ?

Après une première carrière dans l’immobilier, Richard Orlinski opère un grand changement dans sa vie professionnelle en renouant avec une passion d’enfance : la sculpture animalière. Cette expérience de businessman lui paraît être un point faible, ce sera sa force ! Tout commence avec un crocodile en résine rouge et une opération de communication bien pensée. Cette première pièce qui a mis du temps à voir le jour a été présentée au propriétaire de l’Hôtel Normandie à Deauville. Alors en plein Festival du film américain, le crocodile rouge se retrouve sur les photos des célébrités et dans l’esprit d’Andy Garcia qui demanda à rencontrer le sculpteur. La pièce vendue mille euros fera son chemin de l’autre côté de l’Atlantique, inspirant Sharone Stone ou encore Justin Bieber à prendre contact avec l’artiste français.

Cerf de Richard Orlinski, Place Charles III à Nancy (Crédits photo : Romain LUNARDI pour le Groupe BLE Lorraine)

Les animaux plaisent à tout le monde. C’est une image universelle. Mais si en régions et aux Etats-Unis, Richard Orlinski fait son chemin, le milieu de l’art parisien lui reste fermé. On lui reproche son approche trop industrielle de l’art. Des pièces conçues par informatiques, produites par un atelier. Et pourtant, Gallé, Majorelle, Daum n’ont-ils pas profité des outils industriels de leur temps pour réaliser leur œuvre ? Etait-ce Rodin qui coulait le bronze dans les moules pour en faire sortir ses sculptures ?

Ces outils modernes lui ont permis de produire ses animaux de toutes tailles et dans divers matériaux : l’or massif pour une pièce vendue quinze millions d’euros à un armateur italien, du verre dans le cadre d’un partenariat avec l’entreprise Daum, la résine pour des pièces, dont le prix commence à quelques centaines d’euros.

Mais surtout, pour Orlinski, la véritable démocratisation de l’art se passe hors des espaces d’expositions. Alors qu’un musée fera payer un droit d’entrée, dans la rue, les œuvres sont totalement accessibles et gratuitement à tout le monde, sans distinction. C’est dans les espaces publiques des villes de France, sur les ronds-points, sur les places passantes que ces animaux viennent vivre, le temps de quelques mois, un contact avec les habitants.

Vous pouvez observer plusieurs de ces animaux dans différents lieux de Nancy et plus précisément :

  • Parc de la Pépinière : Crocodile
  • Place Nelson Mandela, devant l’entrée du Parc de la Pépinière : Gorille (Kong)
  • Office de Tourisme, Place Stanislas : Kong
  • Place Charles III : Cerf
  • Rue des Ponts, au restaurant Vins et Tartines : Hippopotame
  • Centre commercial Saint-Sébastien, à l’intérieur : Gorille (Kong) et requin
  • Place Simone Veil devant la Gare SNCF : Ours polaire
  • Magasin Daum, Place Stanislas : œuvres diverses
  • L’autre Galerie, 14 Rue Raugraff : œuvres insolites.

Le reste du temps au Centre commercial Waves Actisud près de Metz : Ours polaire.

Et pour en savoir plus sur Nancy, musée à ciel ouvert, je vous propose une visite intitulée L’art dans nos rues, de l’Ecole de Nancy au Street Art, ce vendredi 31 mai 2019 de 18h30 à 20h00 – Plein tarif 10 euros, étudiants : 5 euros. Plus de renseignements sur le site nancydecouvertes.fr, rubrique Agenda. Informations et réservations : nancydecouvertes@gmail.com ou au 06 66 62 91 52.

Rédigé par Romain LUNARDI

Guide-conférencier de Nancy Découvertes et passionné d'histoire et de patrimoine pour le Groupe BLE Lorraine.

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