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Les hauts-fourneaux de Hayange définitivement arrêtés par ArcelorMittal

Les hauts-fourneaux d'Hayange (Crédits photo : Thomas RIBOULET pour le Groupe BLE Lorraine)

Lors d’un Comité Central d’Entreprise (CCE) tenu à Paris il y a quelques semaines, la direction d’ArcelorMittal a décidé de ne pas redémarrer la production d’acier liquide en Lorraine. Arrêtés en 2011, puis mis sous cocon en 2013 suite à l’accord conclu entre l’Etat français et le sidérurgiste le 30 novembre 2012, les hauts-fourneaux de Hayange sont donc désormais définitivement arrêtés. ArcelorMittal s’était engagé à évaluer la faisabilité d’un redémarrage de la production selon l’état du marché de l’acier six ans après la signature de l’accord avec le premier ministre français de l’époque, à savoir Jean-Marc Ayrault. L’entreprise a jugé que les conditions de ce redémarrage n’étaient pas réunies, contrairement à plusieurs voix dans la vallée.

La direction du groupe sidérurgiste préfère en effet miser sur le nouveau positionnement du site qui emploie encore 2 300 personnes et qui constitue aujourd’hui une référence dans les activités de transformation de l’acier à haut valeur ajoutée. ArcelorMittal a également rappelé que plus de 300 millions d’euros ont été investis depuis six ans sur le complexe de Hayange-Florange pour en faire un centre d’excellence des aciers de haute technologie, en particulier pour l’automobile, l’emballage et l’industrie en général. Un investissement supplémentaire de 22 millions d’euros a par ailleurs été annoncé sur la nouvelle ligne de production de l’acier Usibor qui a remplacé l’ancienne ligne d’électrozingage. La capacité de celle-ci, actuellement de 600 000 tonnes d’acier par an, sera portée à 800 000 tonnes. Au total, près de 90 millions d’euros ont été engagés pour lancer Usibor.

A noter enfin qu’ArcelorMittal entend déconstruire les iconiques hauts-fourneaux de Hayange, symboles de la vallée, pour mettre si besoin à disposition les terrains dépollués en vue de l’implantation de nouvelles entreprises. La durée de cette opération de démantèlement est estimée à trois-quatre ans. Le Groupe BLE Lorraine demande à ce que ce patrimoine industriel soit préservé et intégré à un nouvel espace économique sous le modèle urbanistique luxembourgeois d’Esch-Belval, afin de préserver la mémoire sidérurgique de la Vallée de la Fensch tout en assurant sa reconversion.

Rédigé par Thomas RIBOULET

Président-fondateur du Groupe BLE Lorraine et Rédacteur en Chef de BLE Lorraine.

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