in ,

Plombières-les-Bains : cité thermale au charme suranné

Place du Bain Romain (Crédits photo : Bertrand Grondin)

Nichée au creux de l’étroite Vallée de l’Augronne, en contrebas du Plateau de la Vôge, la cité thermale vosgienne, au charme suranné, a depuis quelques temps entamé une cure de jouvence. Une renaissance salutaire symbolisée par la restauration du toit de l’église Saint-Amé et la célébration du vingtième anniversaire de ses célèbres jardins en terrasse qui surplombent la ville. Le coteau sur lequel ces derniers ont été aménagés était autrefois cultivé par les religieuses de l’Hospice Saint-Charles et par des frères de l’Ecole Saint-Augustin.

A Plombières, l’histoire se lit sur les édifices et les plaques apposées le long de la rue principale. En deux millénaires de thermalisme, la ville a vu défilé des hôtes de marque, à l’image de la Princesse de Saxe, de Voltaire, Saint-Simon, Montaigne, Beaumarchais, Lamartine, Musset, Berlioz ou encore Maupassant. Sa célèbre glace a par la suite définitivement conféré ses lettres de noblesse à la cité thermale, à jamais associée au bon goût et au raffinement. Auparavant, si les Celtes avaient réussi à percer le mystère de ses sources, ce sont bel et bien les Romains qui les exploitèrent. Ceux-ci entreprirent de gigantesques travaux, dont il subsiste encore aujourd’hui des vestiges, afin de détourner l’Augronne de son lit pour la canaliser et capter les émergences. On compte en effet à Plombières-les-Bains 27 sources d’eau chaude qui jaillissent des profondeurs entre 57 et 84°C. Faiblement minéralisées mais riches en oligo-éléments, les eaux de Plombières sont réputées pour soigner les intestins, en particulier la maladie de Crohn, et les rhumatismes.

Après les troubles et les destructions du Moyen-âge, Stanislas Leszczynski relança l’attractivité du site. Bénéficiant de la prospérité du Second Empire, Napoléon III contribua ensuite à la transformation et à l’agrandissement de la station thermale. C’est à cette époque que Plombières acquit son surnom de « Ville aux mille balcons », dont la diversité des motifs donne aux demeures un charme inégalable.

L’activité thermale est de nos jours pilotée par la Compagnie des Thermes de Plombières. Huit lieux sont dévolus au thermalisme en ville : le Bain National, le Pavillon des Princes, le Bain Tempéré, le Bain des Capucins, le Bain Romain, le Bâtiment thermal gallo-romain, le Bain Stanislas et le Bain Montaigne.

Rédigé par Thomas RIBOULET

Président-fondateur du Groupe BLE Lorraine et Rédacteur en Chef de BLE Lorraine.

Qu'est ce que vous en pensez ?

1 point
Upvote Downvote

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Elections législatives 2017 : Le Parti Lorrain dégaine le premier dans les Vosges

Investissements et extension à Notre-Dame de la Providence à Diddenuewen