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Révolution et Terreur à Saint-Dié-des-Vosges

Sans-culottes en armes, gouache de Jean-Baptiste Lesueur, 1793-1794, Musée Carnavalet de Paris

En ce jour de souvenir de la révolution française, voici un article sur une petite partie de cette histoire de France très mouvementée. Car afin d’accéder aux droits de l’Homme le combat ne fut pas sans acharnement et malheureusement sans débordement, tombant souvent dans l’extrême.

A Saint-Dié-des-Vosges, à l’angle des Rues de la Corvée et de la Roche des Fées, se dresse un petit monument où l’on peut lire : « Le 1er septembre 1793, Louis-Charles Toussaint Hugo de Spitzemberg fut rejoint ici par des émeutiers puis écharpé à la Croix de Périchamp ». Ce monument a été érigé au début du XIXème siècle pour rappeler cet événement brutal de la révolution, Hugo de Spitzemberg fut en effet victime de la Terreur.

croix Saint-Dié-des-Vosges
Monument situé à l’angle des Rues de la Corvée et de la Roche des Fées à Saint-Dié-des-Vosges (Crédits photo : Google Street View)

C’est dans une période difficile, de crise, de pénuries et de rumeurs que la France se trouvait, quasiment dans un état de guerre civile. Les 19 et 20 avril 1793, sept suspects sont arrêtés. Ils sont rapidement rejoints par deux autres personnes, considérées elles aussi comme des traîtres potentiels envers la jeune Première République française. Le 1er juillet, les prisonniers sont transférés vers l’Evêché de Saint-Dié, c’est-à-dire dans les locaux de l’actuel Musée Pierre-Noël. Au début, les conditions de détention ne sont pas très difficiles. Mais le 1er septembre, des bruits de trahison courent. Une foule se rend à l’Evêché et pénètre dans les lieux à la recherche des personnes emprisonnées. Informées de l’arrivée des émeutiers, les détenus décident de s’enfuir. L’un d’eux, Hugo de Spitzemberg, vieux et malade, se fait rattraper tout proche de l’endroit où se trouve désormais la stèle érigée en sa mémoire. Les émeutiers l’ont ensuite amené à la Croix de Périchamp, près de l’actuel quartier Kellermann, où il a été assommé par un coup de bâton, lardé d’une trentaine de coups de pique puis détroussé. Après sa mort, son hôtel de ville de la Rue Thiers a été pillé, et plusieurs exactions meurtrières ont été exercées même contre d’autres révolutionnaires.

Rédigé par Jean-Michaël CHOSEROT

Naturaliste et éducateur à l’environnement du Pays de Lorraine pour le Groupe BLE Lorraine.

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