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Arkema investit 150 millions d’euros à Carling-Saint-Avold

La nouvelle unité de purification d’acide acrylique d'Arkema sur la plateforme de Carling-Saint-Avold (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Le groupe Arkema, spécialisé dans la chimie de spécialité et les matériaux de performance, a dernièrement inauguré sa nouvelle unité de purification d’acide acrylique sur la plateforme chimique de Carling-Saint-Avold.

Les nouvelles colonnes de cette unité s’élèvent désormais à 52 mètres de hauteur dans le ciel de Carling. Elles viennent concrétiser la réalisation du projet Carat (Carling Acide Technique). Porté par le groupe chimique, ce projet a demandé dix ans de recherche et développement, ainsi que deux ans de travaux sur la plateforme. Un investissement conséquent de 150 millions d’euros a été consenti pour le mener à terme. Il s’agit d’ailleurs de l’un des investissements les plus importants réalisés par Arkema dans l’Hexagone. Celui-ci vise à moderniser le procédé de fabrication de l’acide acrylique, produit emblématique du site. L’acide acrylique se retrouve dans la composition de nombreux autres produits comme les vernis, les peintures, les adhésifs ou encore les revêtements industriels. Il est également utilisé dans le traitement de l’eau et la production de polymères super absorbants, composés que l’on retrouve en particulier dans les couches pour bébé ou les serviettes hygiéniques. Arkema produit jusqu’à 800 tonnes d’acide acrylique par jour sur son site de Carling.

colonnes Carling-Saint-Avold
Colonnes de la nouvelle unité de purification d’acide acrylique (Crédits photo : Arkema)

Concrètement, la nouvelle unité purification d’acide acrylique est composée de deux trains de purification. Elle permet de réduire de 20 % l’empreinte carbone et d’améliorer de 25 % la performance énergétique du site, tout en lui faisant gagner en compétitivité et en capacité de production. A noter que ces installations ont été bâties sur le foncier qui accueillait auparavant l’atelier de régénération d’acide sulfurique, atelier qui avait été arrêté en 2009 puis démantelé en 2013.

Rappelons enfin que la plateforme chimique de Carling-Saint-Avold est aujourd’hui la seule plateforme acrylique de l’Hexagone et l’une des rares encore présentes en Europe. 380 salariés y travaillent.

Rédigé par Thomas RIBOULET

Président-fondateur du Groupe BLE Lorraine et Rédacteur en Chef de BLE Lorraine.

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