L’ancien Hospice Saint-Nicolas se situe près de l’ancien Hôtel de Heu, à l’entrée de la Rue de la Fontaine. Depuis la rue, il présente une magnifique porte gothique du XVème siècle.
Bâtie en pierre blonde, celle de Jaumont, cette porte arbore des piédroits moulurés prompts à dessiner une ogive sous laquelle on remarque trois socles qui soutenaient sans doute, à l’origine, une Vierge et deux saints. Parmi ces saints, il est fort à parier que devait se trouver Nicolas, le saint patron de la Lorraine et des Lorrains, mais aussi des enfants, lui le guérisseur et le modérateur. On remarquera aussi le gâble, avec ses feuilles d’acanthe, ainsi que les pinacles fleuronnés et la frise ajourée, faite de quadrilobes et de rinceaux entrelacés.
Au Moyen-âge, l’Hospice Saint-Nicolas était le plus important de la cité messine. Il possédait des terres et des vignes qui lui assuraient d’importants revenus qui étaient réinvestis en faveur des soins dispensés aux malades. On pourrait comparer l’institution aux Hospices de Beaune, que le Chancelier Rollin et sa femme, Guigone de Salins, ont fondé « pour le salut de leurs âmes ». Un hôpital où l’on soignait tant bien que mal, avec les méthodes de l’époque, c’est-à-dire avec deux à trois malades par lit, des saignées, des lavements, etc.


