La piscine de Forbach est devenue la première en Lorraine à déchlorer naturellement ses eaux, autrement dit sans utiliser de produits chimiques. Celles-ci sont désormais traitées dans une lagune constituée de trois bassins qui a été aménagée à côté du bâtiment olympique.
Les quinze mètres cubes des différents bassins de la piscine olympique Jean-Eric Bousch de Forbach qui sont quotidiennement renouvelés ne sont ainsi plus rejetés dans le réseau d’assainissement après avoir subi plusieurs traitements chimiques. Une fois évacuées des bassins de la piscine, les eaux arrivent au contraire dans un premier bassin de décantation de 115 mètres cubes. Elles y sont brassées en continu pendant une semaine, avant de passer dans un second bassin de 84 mètres cubes, où elles sont filtrées par des plantes aquatiques. Elles terminent leur course dans un troisième bassin de 125 mètres cubes pour y être stockées. Ce dernier est équipé d’une borne de puisage pour que les collectivités et les entreprises locales puissent s’approvisionner en eau, afin d’arroser les espaces verts ou de nettoyer les chaussées par exemple. En effet, à l’issue du traitement naturel de la lagune, les eaux ne contiennent plus qu’entre entre 0,01 et 0,03 milligrammes de chlore par litre contre près de quatre milligrammes par litre à la sortie de la piscine. La quantité est si faible que des carpes, gardons, goujons, perches et autres tanches nagent même dans les eaux déchlorées de la piscine de Forbach. Des ruches ont également été installées à proximité.

A noter enfin que les travaux d’aménagement de la lagune de traitement naturel ont représenté un investissement de 200 000 euros. Ils se sont inscrits dans la continuité des travaux de rénovation de la piscine.


Créé en 1960 et long de 24 kilomètres, le réseau de chaleur urbain qui part de la centrale de cogénération biomasse du Holweg et qui dessert Forbach et Behren-lès-Forbach compte 160 points de livraison. Il a dernièrement été étendu de 2,6 kilomètres dans le quartier de Bellevue, à Forbach, pour alimenter des bâtiments communaux, l’école élémentaire, le centre social et le gymnase, mais aussi les futures constructions réalisées par Moselis, le Campus des métiers de la Moselle et l’Institut Universitaire de Technologie (IUT). Le raccordement au quartier de Bellevue a coûté près de 500 000 euros. Il vient clore un important programme de rénovation entamé en 2020 qui a représenté un investissement de près de 19 millions d’euros. Un programme qui était nécessaire en raison de la vétusté de ce réseau hérité de la période des Houillères du Bassin de Lorraine (HBL).