Fêté le 11 novembre, Saint Martin était soldat dans les armées romaines. C’est à ce titre qu’il aurait donné, à un mendiant qui se tenait devant les portes de l’antique cité d’Amiens, la moitié de son manteau d’officier. L’autre moitié étant propriété de l’armée, elle ne lui appartenait donc pas. Converti au christianisme, il deviendra par la suite évêque de Tours et l’un des plus zélés évangélisateurs de la Gaule.

Traditionnellement, l’iconographie le représente à cheval, en train de couper justement sa cape d’officier. Geste hautement symbolique, acte de charité suprême destiné à couvrir le pauvre mendiant qui, d’après les textes anciens, n’était autre que le Christ. Une sculpture du XVIème siècle, précieusement conservée dans la chapelle de la Madeleine à Louppy-sur-Loison, dans le Nord meusien, nous montre précisément Saint Martin, en habit de la Renaissance, en train de couper son manteau pour le donner à un mendiant aux allures de vieillard. Un Saint Martin particulièrement élégant avec son pourpoint bleuté, ses bottes et son grand chapeau !


Créée en 2024 par l’association éponyme, la « Route patrimoniale et touristique Saint Martin en Lorraine » vise à promouvoir et à valoriser le patrimoine des églises Saint-Martin présentes sur le territoire lorrain. Cet itinéraire touristique et culturel compte aujourd’hui près de trente communes membres réparties entre la Meurthe-et-Moselle, la Meuse et la Moselle. Les édifices inscrits à la route, à l’image des églises Saint-Martin de Malzéville et de Fains-Véel, bénéficient de la mise en place d’une signalétique harmonisée, d’un site internet interactif et d’un livret de présentation. L’idée est ainsi de mettre à l’honneur la figure de Saint Martin, symbole de solidarité. Né en 316, cet officier de l’armée romaine est resté célèbre pour avoir partagé son manteau avec un mendiant à Amiens. Baptisé par la suite, il devînt ermite puis évêque de Tours, consacrant sa vie à la défense de valeurs humaines et spirituelles fortes.