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Sur les pas du mammouth à Darney

Le mammouth situé à l'entrée du parc préhistorique de Darney (Crédits : Conseil Départemental des Vosges)

Unique en Lorraine, le Centre d’animation de la préhistoire de Darney a dernièrement ouvert un nouveau parc. Baptisé « Sur les pas du mammouth », celui-ci présente sur 1 500 mètres carrés en extérieur cinq animaux en résine grandeur nature ayant vécu entre – 15 000 et – 10 000 ans avant notre ère. Ils ont été reconstitués dans leur milieu naturel. Cette nouvelle offre touristique et pédagogique doit permettre de redynamiser la fréquentation grand public du centre.

Avec ce nouveau parc, c’est un véritable voyage dans le temps que propose le Centre d’animation de la préhistoire de Darney. Un voyage à la fin de l’ère glaciaire dans l’Ouest vosgien. A cette époque, l’Homme de Néandertal avait déjà disparu et l’Homme de Cro-Magnon tentait quelques incursions dans le secteur. Mammouths, mégaceros, ours des cavernes, bisons et autres rhinocéros laineux peuplaient les steppes. Ce sont les répliques de ces animaux que le public peut désormais observer à Darney. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec ses cinq mètres de long, ses 3,10 mètres de haut et ses 500 kg de résine, le mammouth impressionne. Tout comme l’ours des cavernes qui ne mesure pas moins de 3,40 mètres. Une grotte a d’ailleurs été spécialement aménagée pour l’accueillir. Le milieu naturel de ces animaux préhistoriques a lui-aussi été reconstitué. Pins sylvestres, mélèzes, bouleaux, noisetiers et chênes ont ainsi été plantés dans le parc. Des espèces herbacées typiques de la fin de l’ère glaciaire comme la gentiane, la saxifrage, la centaurée des montagnes, la joubarbe ou encore l’erika sauvage ont également été semées pour recréer une steppe.

A noter que les cinq animaux présentés sont herbivores, à l’exception de l’ours qui est un prédateur par opportunité. Une seconde série, qui pourrait faire l’objet d’un financement participatif, doit venir les compléter pour montrer loups, lions des cavernes, lynx et autres renards. La création de ce parc a en tout cas déjà représenté un investissement de 115 000 euros, dont 60 000 euros pour les animaux en résine.

Rédigé par Thomas RIBOULET

Président-fondateur du Groupe BLE Lorraine et Rédacteur en Chef de BLE Lorraine.

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Un Commentaire

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  1. La découverte en 2013 d’un site aurignacien dans la Vallée de l’Orne, plus précisément sur une parcelle de Coinville à Auboué, a permis d’attester la présence de l’Homme de Néandertal en Lorraine. Il s’agit néanmoins du seul gisement préhistorique du genre dans la région. Rappelons que l’Aurignacien fait référence à la principale culture qui marque le début du Paléolithique supérieur en Europe, période qui commence vers 43 000 ans avant Jésus-Christ et qui semble coïncider avec l’arrivée d’Homo Sapiens. Une époque marquée sur le continent par d’importants changements climatiques et culturels. Des traces et des outils de l’Homme de Néandertal ont été retrouvées en prospectant dans les labours de Coinville, aujourd’hui reconnu comme un site avéré. Au total, près de 500 objets lithiques ont été mis à jour, dont des silex, des racloirs et des lamelles d’armes de chasse. L’érosion des sols aidant à la remontée des artefacts en surface.

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