Le cœur du village de Sampigny, en Meuse, possède un riche patrimoine lié à l’eau. Celui-ci se compose de trois lavoirs et d’un gayoir. L’un d’entre eux est particulier puisque sa charpente en impluvium permet de recueillir les eaux de pluie dans son bassin. Construits au début du XIXème siècle dans un contexte où l’hygiène devenait un enjeu grandissant, ils racontent l’histoire précieuse de la vie quotidienne d’un village lorrain et des savoir-faire d’autrefois.

Avec le temps, ces lavoirs présentaient des signes d’usure. Leur restauration a permis de refaire leurs façades en les enduisant à la chaux, de remettre en état les pierres de leurs murs et de leurs bassins, de réparer leurs portes et de nettoyer leurs toitures. Ayant désormais retrouvés leur aspect d’origine et ouverts au public, les lavoirs de Sampigny doivent faire partie d’un circuit pédestre qui relie la salle polyvalente au Musée Raymond Poincaré en passant par le sentier pédagogique qui longe la rivière du Mont. Des panneaux informatifs permettent d’en savoir plus sur leur histoire et sur l’hygiénisme.

Rappelons que le village de Sampigny est connu depuis le Moyen-âge. Au XVIIème siècle, Henriette de Lorraine, petite fille du Duc Charles III, y fait construire un château. Bombardé durant la Première Guerre mondiale, il n’en subsiste aujourd’hui que les ruines qui bénéficient d’un classement au titre des Monuments Historiques. A la fin du XIXème siècle, le Président Raymond Poincaré fait construire « le Clos » sur les hauteurs du village. Dominant la Vallée de la Meuse, la demeure fut également bombardée par les Allemands durant la Grande Guerre, mais fût reconstruite à l’identique. Elle abrite de nos jours le Musée départemental Raymond Poincaré.



Le lavoir de Pannes a dernièrement retrouvé tout son éclat après des travaux de restauration qui ont représenté un investissement de près de 200 000 euros. Repère de ce village situé près du Lac de Madine et témoin de la vie quotidienne d’autrefois, le lavoir a été construit en 1850 sur des vestiges gallo-romains, avant d’être modifié et agrandi en 1881. A cette occasion, des bancs en pierre furent ajoutés, afin que les laveuses puissent se reposer. L’ouvrage est alimenté par deux sources intarissables. Situé au centre de Pannes, au bord du ruisseau de La Madine, le lavoir est un élément architectural majeur et un marqueur dans la traversée du village. Il fut jusqu’au XXème siècle un lieu de rencontre, d’échanges et de convivialité pour les habitantes. Les travaux menés ont permis de restaurer avec soin sa toiture, ses enduits à la chaux, ses ferronneries d’origine, ainsi que son bassin et son dallage en pierre.