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Bombardement du 19 septembre 1944 à Mercy

chasseur P-47 Thunderbolt

Chasseur-bombardier américain P-47 Thunderbolt

Construit par la famille de Coëtlosquet pendant la Première Annexion en réaction à l’architecture prussienne, le château de Mercy, près de Metz, porte encore des marques d’impacts sur ses façades. Celles-ci proviennent du violent bombardement américain du 19 septembre 1944.

Le château de Mercy garde encore des traces du bombardement américain du 19 septembre 1944 (Crédits photo : Emmanuel Steinmetz)

Situé derrière le château de Mercy, le fort de Mercy, qui était le plus puissant des trois ouvrages qui constituaient le groupe fortifié La Marne, abritait des centaines de munitions et d’ogives de torpilles en cuivre qui avaient été saisies par les Allemands dans l’arsenal de Toulon en novembre 1942. Les Nazis commencèrent à rapatrier ces ogives dans le Reich le 6 juin 1944. Un millier d’entre elles furent expédiées depuis Metz, à raison de six par camion. Le 16 septembre, des dizaines de membres d’une division SS (Schutzstaffel) venus du front de Normandie s’installèrent au château de Mercy. Trois jours plus tard, vers 17h45, un chasseur-bombardier américain P-47 Thunderbolt qui survolait le secteur aperçut deux camions chargés d’explosifs dans la cour du fort de Mercy et les prit pour cible. Les véhicules explosèrent. L’onde de choc atteignit les 1 500 ogives entreposées dans les sous-sols du fort qui explosèrent à leur tour et pulvérisèrent complètement le fort. A tel point que s’était formé un gigantesque cratère. Le souffle de cette seconde explosion avait projeté des corps déchiquetés dans les arbres aux alentours. Non loin de là, le bunker qui faisait office de poste de police et de logement pour plusieurs soldats de la marine de guerre allemande s’effondra sur ses occupants.

Le fort de Mercy avec le cratère de l’explosion

Plusieurs jours après le bombardement, les pionniers allemands du Génie de Metz continuaient toujours de dégager des corps des décombres. Au total, 70 SS et onze marins de la Kriegsmarine furent tués et des dizaines de soldats furent blessés. Les restes de plusieurs défunts seraient toujours ensevelis sous des tonnes de béton sur le site. Depuis, la nature a repris ses droits et l’immense cratère s’est en partie comblé.

Le cratère tel qu’il apparaît encore de nos jours (Crédits photo : Emmanuel Stenimetz)

Rédigé par Thomas RIBOULET

Président-fondateur du Groupe BLE Lorraine et Rédacteur en Chef de BLE Lorraine.

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