Le nouveau centre de maintenance ferroviaire de Montigny-lès-Metz a dernièrement été inauguré. Il est destiné à accueillir les trains TER (Transport Express Régional) qui circulent sur le sillon lorrain qui nécessitent d’être révisés ou réparés.
Répartis sur une superficie de douze hectares, le centre de maintenance ferroviaire de Montigny-lès-Metz est le plus grand de l’Est de l’Hexagone. Il s’articule autour d’un atelier dernier cri de 7 600 mètres carrés conçu en ossature bois. Il comprend également une aire de lavage couverte de 1 700 mètres carrés, une installation de détaguage des rames, ainsi qu’un important faisceau de voies destiné au remisage et à la préparation des trains. L’ensemble a été dimensionné pour assurer l’entretien de 41 rames de trains TER qui circulent quotidiennement sur l’axe Nancy-Metz-Thionville-Luxembourg, notamment les rames à deux niveaux composées de cinq caisses et longues de 134 mètres. Le site voisin de Metz-Sablon n’arrivait plus à absorber à lui seul l’augmentation du parc de la 14ème ligne la plus fréquentée de l’Hexagone. Depuis le début de l’année, seize rames de plus grande capacité ont en effet été ajoutées aux 25 qui étaient déjà en activité, ce qui a permis de porter la capacité de la ligne à 13 000 places assises, contre 9 000 auparavant. Et ce n’est pas fini puisque la montée en puissance du cadencement prévoit à terme de passer de huit à dix trains par heure pour pouvoir proposer jusqu’à 22 500 places assises en période de pointe. Le développement de la ligne nécessitait donc d’ajuster les infrastructures de maintenance et d’entretien du matériel ferroviaire.

A noter que le nouveau centre de maintenance ferroviaire de Montigny-lès-Metz, qui doit employer 80 agents, a représenté un investissement de 124 millions d’euros, dont cinquante ont été financés par le Grand-Duché du Luxembourg. Il permet à la cité de renouer avec son passé cheminot qui remonte à 1850. La troisième ville de Moselle avait par ailleurs abrité jusqu’en 2013 l’un des trois ateliers essieux nationaux de la SNCF. Rappelons enfin que 120 000 frontaliers lorrains se rendent quotidiennement au Luxembourg pour travailler. Un nombre encore appelé à croître ces prochaines années.