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Du haut des fortifications allemandes sur la ligne de crête de la Vallée de la Plaine

De nombreuses fortifications allemandes jalonnent encore la ligne de crête de la Vallée de la Plaine. Tels des signaux des conflits passés, ils veillent sur cette vaste zone classée Natura 2000 pour protéger le Grand Tétras ou coq de bruyère.

Le panorama de l’Observatoire du Rocher du Coquin est à couper le souffle. Perché à 865 mètres d’altitude sur la Crête des Brocards, il offre en effet une vue à 360° sur la Vallée de la Plaine, le Lac de Celles-sur-Plaine, Raon-L’Etape, la Déodatie, le Plateau lorrain, les éoliennes du Pays de Sarrebourg et les Hautes-Chaumes de Moussey.

C’est la raison pour laquelle les Allemands ont transformé cet aiguillon de grès rose des Vosges en poste d’observation pour surveiller les mouvements français vers Lunéville et Nancy. Ils y installèrent également leur poste de commandement des batteries anti-aériennes situées sur les hauteurs de la route des Bannes qui mène jusqu’au Donon. L’idée était d’empêcher les avions de l’Entente de passer par la vallée pour aller bombarder le Reich. Afin d’édifier l’observatoire, les Allemands ont creusé la roche tout en la renforçant par des blindages pour protéger les guetteurs. Un escalier en béton y a même été dissimulé. D’autres abris ont été construits dans les alentours. Les Français n’ont jamais réussi à reprendre ces positions stratégiques.

Non loin de là, l’impressionnante Forteresse du Pain de Sucre a été bâtie en 1916 sur un éperon rocheux de la Chaîne des Brocards qui domine le village de Celles-sur-Plaine. Fort central, fortins, bastions avancés, remparts de parfois 1,2 mètre d’épaisseur, abris et souterrains, l’ensemble reste remarquablement conservé cent ans après, à 664 mètres d’altitude. Les Français y essuyèrent un cinglant revers au cours de l’attaque dans la nuit du 1er au 2 août 1916.

Rédigé par Thomas RIBOULET

Président-fondateur du Groupe BLE Lorraine et Rédacteur en Chef de BLE Lorraine.

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