Conservée au Musée de la Cour d’Or de Metz, cette peinture nous montre la cité de Metz, telle qu’elle se présentait au XVIIème siècle. Une ville qui était encore corsetée par les murailles du Moyen-âge, aux ruelles étroites, aux rivières argentées et aux abords de laquelle les Rois de France avaient fait construire, dans les années 1550, une puissante citadelle, destinée à défendre la cité autant qu’à la surveiller.
On peut s’amuser à reconnaître, ici ou là, la cathédrale, la Place au Change, actuelle Place Saint-Louis, ou encore l’Ile de Petit Saulcy, sur laquelle se trouve l’Opéra-Théâtre et qui, à cette époque, était encore quasiment vierge de toute habitation. Mais c’est surtout le titre donné à ce tableau qui m’interpelle, personnellement : Portrait de la ville et cité de Metz. Portrait … Un portrait n’est-il pas d’ordinaire un tableau figurant un personnage ? Son visage ? Sa personne ? Doit-on comprendre, alors, que la cité de Metz est ici personnifiée, comme s’il s’agissait d’une reine ? D’une auguste dame, assise entre Seille et Moselle ? Oui et non.
La réponse à ces questions est à chercher dans l’étymologie même du mot portrait. C’est que ce nom vient en effet de « pour traict ». Dessiner, en somme, « trait pour trait », c’est-à-dire au plus juste. Et il est vrai que ce portrait de la ville de Metz est juste. On y voit les remparts, les portes et les tours, les rues et les venelles, les grands bâtiments aussi. Un travail remarquable en somme, que je tenais absolument à vous présenter. 
Portrait de la ville et cité de Metz
Détail du « Portrait de la ville et cité de Metz » (Crédits photo : Musée de la Cour d'Or)