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	Commentaires sur : Reliques de Sainte Lucie à Metz	</title>
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		Par : Jean-Marc Pascolo		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marc Pascolo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 20:45:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le culte de Sainte Lucie s’est largement développé à Metz après qu’une partie de ses reliques fut rapportée dans le second plus grand édifice religieux de Metz après la cathédrale Saint-Etienne, à savoir la basilique Saint-Vincent. Mais, reconnaissons-le d&#039;emblée, Metz n’est pas la seule ville à prétendre à la possession des reliques de Lucie. Celles-ci sont, aujourd&#039;hui encore, l&#039;objet d&#039;une grande dévotion à Venise. Selon la tradition vénitienne, la seule reçue par le bréviaire romain, les reliques de Lucie auraient été découvertes en 1204 lors de la quatrième Croisade à l&#039;occasion du sac de Constantinople. Elles y auraient été apportées, de Sicile, au XIème siècle par les troupes byzantines. Les Vénitiens, après s&#039;en être emparés, les déposèrent à San Giorgio Maggiore, puis dans l&#039;église San Geremia, où elles reposent encore. Quelques fragments ont été rapportés à Syracuse. Les tenants de la tradition vénitienne n&#039;ignorent cependant pas l&#039;existence de reliques emportées par un évêque de Metz et le développement du culte qui est historiquement attesté dans la cité lorraine, mais soutiennent qu&#039;il ne peut s&#039;agir que d&#039;une autre martyre de Syracuse, nommée également Lucie, confondue par homonymie avec la vierge vénérée à Venise qui est nécessairement la vraie. Sans qu&#039;il soit possible de se prononcer sur l&#039;authenticité des reliques conservées à Saint-Vincent, la tradition messine paraît moins compliquée que la vénitienne et peut prétendre en tous cas à une plus grande antériorité. En effet, Sigebert de Gembloux, célèbre historiographe raconte dans la &lt;em&gt;Vita Deoderici Episcopi Metensis&lt;/em&gt;, datée des premières années de la seconde moitié du XIème siècle, comment l&#039;Evêque Thierry de Metz obtînt, lors de son séjour de plusieurs années en Italie, de nombreuses reliques et les fit parvenir à son diocèse, afin d&#039;enrichir l&#039;abbaye Saint-Vincent qu&#039;il venait de fonder sur l&#039;Ile de Moselle. Une mention spéciale y est faite du corps de « Sainte Lucie Vierge et Martyre ». Le 15 décembre 2012, les reliques de Sainte Lucie ont été transférées de la basilique Saint-Vincent, qui avait été désacralisée la même année, en l&#039;église abbatiale Saint-Clément de Metz.

La basilique Saint-Vincent a été fondée au IXème siècle. L&#039;édifice actuel qui date de 1248 a été consacrée en 1376 par l&#039;Evêque Thierry de Boppard. La façade fut, quant à elle, reconstruite entre 1768 et 1786, dans un style néoclassique, sur le modèle de l&#039;église Saint-Gervais de Paris. En 1791, l’église devient église paroissiale, peu avant de devenir un temple de la Raison et un dépôt militaire. En 1804, le culte catholique y est rétabli. Il faut attendre 1933 pour que le Pape Pie XI accorde officiellement le titre de basilique à l’ancienne abbatiale, une des deux seules basiliques du département de la Moselle avec celle de Saint-Avold. La basilique Saint-Vincent fut malheureusement désaffectée dans les années 1980. La basilique, propriété de la ville, n’est plus vouée au culte depuis la fin des années 1980. Elle reste néanmoins ouverte au public et accueille des expositions, des concerts et des spectacles. Elle présente près de 23 mètres de hauteur sous la nef.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le culte de Sainte Lucie s’est largement développé à Metz après qu’une partie de ses reliques fut rapportée dans le second plus grand édifice religieux de Metz après la cathédrale Saint-Etienne, à savoir la basilique Saint-Vincent. Mais, reconnaissons-le d&#8217;emblée, Metz n’est pas la seule ville à prétendre à la possession des reliques de Lucie. Celles-ci sont, aujourd&rsquo;hui encore, l&rsquo;objet d&rsquo;une grande dévotion à Venise. Selon la tradition vénitienne, la seule reçue par le bréviaire romain, les reliques de Lucie auraient été découvertes en 1204 lors de la quatrième Croisade à l&rsquo;occasion du sac de Constantinople. Elles y auraient été apportées, de Sicile, au XIème siècle par les troupes byzantines. Les Vénitiens, après s&rsquo;en être emparés, les déposèrent à San Giorgio Maggiore, puis dans l&rsquo;église San Geremia, où elles reposent encore. Quelques fragments ont été rapportés à Syracuse. Les tenants de la tradition vénitienne n&rsquo;ignorent cependant pas l&rsquo;existence de reliques emportées par un évêque de Metz et le développement du culte qui est historiquement attesté dans la cité lorraine, mais soutiennent qu&rsquo;il ne peut s&rsquo;agir que d&rsquo;une autre martyre de Syracuse, nommée également Lucie, confondue par homonymie avec la vierge vénérée à Venise qui est nécessairement la vraie. Sans qu&rsquo;il soit possible de se prononcer sur l&rsquo;authenticité des reliques conservées à Saint-Vincent, la tradition messine paraît moins compliquée que la vénitienne et peut prétendre en tous cas à une plus grande antériorité. En effet, Sigebert de Gembloux, célèbre historiographe raconte dans la <em>Vita Deoderici Episcopi Metensis</em>, datée des premières années de la seconde moitié du XIème siècle, comment l&rsquo;Evêque Thierry de Metz obtînt, lors de son séjour de plusieurs années en Italie, de nombreuses reliques et les fit parvenir à son diocèse, afin d&rsquo;enrichir l&rsquo;abbaye Saint-Vincent qu&rsquo;il venait de fonder sur l&rsquo;Ile de Moselle. Une mention spéciale y est faite du corps de « Sainte Lucie Vierge et Martyre ». Le 15 décembre 2012, les reliques de Sainte Lucie ont été transférées de la basilique Saint-Vincent, qui avait été désacralisée la même année, en l&rsquo;église abbatiale Saint-Clément de Metz.</p>
<p>La basilique Saint-Vincent a été fondée au IXème siècle. L&rsquo;édifice actuel qui date de 1248 a été consacrée en 1376 par l&rsquo;Evêque Thierry de Boppard. La façade fut, quant à elle, reconstruite entre 1768 et 1786, dans un style néoclassique, sur le modèle de l&rsquo;église Saint-Gervais de Paris. En 1791, l’église devient église paroissiale, peu avant de devenir un temple de la Raison et un dépôt militaire. En 1804, le culte catholique y est rétabli. Il faut attendre 1933 pour que le Pape Pie XI accorde officiellement le titre de basilique à l’ancienne abbatiale, une des deux seules basiliques du département de la Moselle avec celle de Saint-Avold. La basilique Saint-Vincent fut malheureusement désaffectée dans les années 1980. La basilique, propriété de la ville, n’est plus vouée au culte depuis la fin des années 1980. Elle reste néanmoins ouverte au public et accueille des expositions, des concerts et des spectacles. Elle présente près de 23 mètres de hauteur sous la nef.</p>
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