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Serge Starck, président du SYDEME : J’ai la conscience propre

Serge Starck, président du SYDEME : J’ai la conscience propre
Crédits Photo : Serge Starck, président du SYDEME (Mosaïk TV)

L’interview du président de l’ADPB (Actions et Défense du Pays Boulageois) ne pouvait pas laisser indifférent Serge Starck, président du SYDEME (SYndicat des DEchets ménagers de Moselle-Est) depuis 2014.

Serge Starck : « Si je devais répondre point par point, il faudrait une édition spéciale. Je veux montrer la vraie vérité et non pas ce que certains agitateurs veulent faire croire. Cette interview jette le discrédit sur les élus et les gens du SYDEME […]. Au jour d’aujourd’hui, on n’a été saisi de rien du tout. Je ne sais pas ce que l’on nous reproche. Quelles sont les motivations d’Anticor ? Cette association n’essaie même pas de nous contacter, de nous mettre au courant : leur seule source de renseignement, c’est l’ADQV (Association de Défense pour la Qualité de la Vie au Pays de Bitche, Ndlr). Je dis ce que je pense. Je sais que je n’ai rien à me reprocher. On n’a rien commis d’illégal. On n’a pas détourné de fond. C’est du délire complet. Je ne vais pas passer mon temps à me défendre, à nous défendre. »

A propos des chiffres

ST : « Ils sont utilisés à tort et à travers. On compare des installations à douze millions d’euros, Methavos à Sarreguemines, où l’on méthanise des déchets verts, aux 42 millions d’euros de l’usine de Morsbach qui méthanise des déchets ménagers qu’il faut mélanger à des bio-déchets, des structurants avec des apports de carbone. Il n’y a que l’ADQV et l’ADPB qui disent que cela ne fonctionne pas. Ce n’est pas vrai et cela m’énerve. Quand on veut parler de quelque chose, il faut savoir de quoi on parle. Le meilleur moyen est d’aller sur le terrain et de voir ce qui se passe. »

A propos des associations

ST : « La force des associations, c’est de ne rien affirmer, tout est au conditionnel, c’est une tactique, c’est improductif, c’est jeter le doute et le discrédit. Par exemple, l’Adepra à Petite Rosselle s’est créée sur l’opposition à l’incinération et, parallèlement, elle prône l’incinération des déchets. […] Le collectif d’Alsting n’a qu’un ou deux adhérents. Il faut rester réaliste. Ces associations font beaucoup de vent et de bruit […]. Opposer associations et élus, quel intérêt ? Cela me dépasse, certaines veulent porter préjudice. »

Sur Actions et Défense du Pays Boulageois et son président

ST : « Si je dis ce que je pense de M. Le  Braz, je vais faire le procès d’un homme.  Je ne sais pas ce qu’il cherche et je ne veux pas m’abaisser à ça. Il ne veut pas me voir : arrêtons de jouer sur les mots, ce sont des gamineries. Quant aux 298 lettres envoyées aux maires, […], il faut arrêter : ils sont outrés. »

Qu’en est-il des « quatorze casquettes de dirigeant » ?

ST : « Je suis maire de Noussviller depuis 29 ans et Vice-président de la Communauté d’Agglomération de Forbach. En tant que président du SYDEME, il est logique que je préside la SEM (Société d’Economie Mixte) et que je sois aux Conseils d’Administration des différentes sociétés (Methavos, SYDEME Développement, Spiral SAS, etc.). Il est normal que ce soit le même dirigeant qui contrôle ces structures. Et bénévolement. »

La conclusion de Serge Starck

ST : « En Moselle-Est, on est en train de se taper dessus. A-t-on besoin de ça ? « Prise illégale d’intérêt », « conflit d’intérêt », « favoritisme », « détournement de fonds », je ne peux pas accepter, j’ai la conscience propre. »

A noter que le comité syndical du SYDEME se compose de 55 membres, parmi lesquels François Trombini. Maire de Téterchen, bourg situé à six kilomètres de Boulay, depuis 1980, Vice-président de la CCHPB (Communauté de Communes de la Houve et du Pays Boulageois), il est délégué au SYDEME depuis sa création en 1998. Membre du Bureau, composé de 24 membres, il siège aux commissions des finances et de la valorisation. « Je m’abstiendrai de tout commentaire. Je n’étais pas au courant de cette enquête. Je fais en sorte que les citoyens paient moins, mais le gros problème, c’est leur manque de rigueur dans le tri. Plus vous triez, moins vous paierez, a-t-on dit, c’est un leurre. Si on arrive à stabiliser les prix, ce sera bien. Car toutes les valorisations, ferrailles, plastique, cartons, papier, ont diminué de 50 à 60 %. Si vous n’avez pas de recettes dues à la valorisation, les coûts augmentent. »

Propos recueillis par Jean-Marie MATHE, passionné de médias et correspondant local en Pays Boulageois, pour le Groupe BLE Lorraine.

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