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Immense ferveur pour la 771ème procession aux flambeaux de Saint-Nicolas-de-Port

Immense ferveur pour la 771ème procession aux flambeaux de Saint-Nicolas-de-Port
Crédits Photo : Ferveur lorraine en la Basilique de Saint-Nicolas-de-Port pour la traditionnelle procession aux flambeaux (Antoine Taveneaux)

2 000 personnes ont une nouvelle fois clamé en la Basilique de Saint-Nicolas-de-Port leur attachement au bienfaisant Saint patron des Lorrains au cours de la traditionnelle procession aux flambeaux, la 771ème du nom.

Le premier refrain monta jusqu’aux cintres de la nef du superbe sanctuaire lorrain pour toucher le ciel : « Saint-Nicolas, ton crédit d’âge en âge a fait pleuvoir tes bienfaits souverains, viens, couvre encore de ton doux patronage, tes vieux amis, les enfants des Lorrains ! » Ce refrain fut chanté à pleine voix jusqu’au bout des quarante-quatre couplets du chant processionnaire.

La procession s’est déroulée en présence des chevaliers du Saint-Sépulcre, reconnaissables à la croix de Jérusalem, de la Confrérie de Saint-Nicolas de Yutz et des mineurs de sel de Varangéville. Ces derniers avaient cette année l’honneur de porter la châsse de Saint-Nicolas surmontée de la dextre bénissante en argent du Saint. La relique a tout de même traversé dix-sept siècles !

Depuis, l’immense ferveur lorraine ne s’est jamais démentie. Il faut dire que la Basilique de Saint-Nicolas-de-Port est l’un des endroits de Lorraine où les Lorrains se souviennent à la fois d’avoir été une nation et un peuple. Un moment magique et intemporel qui en appelle d’autres.

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1 Commentaire

  1. Groupe BLE Lorraine

    Selon la légende, c’est Aubert de Varangéville, un chevalier lorrain, qui aurait rapporté en Lorraine une relique de Saint-Nicolas volée à Bari, en Italie. Une autre hypothèse attribue ce rôle aux moines de Gorze.

    Au XIIIème siècle, l’abbé de Gorze regrette déjà les nombreuses contrefaçons d’objets religieux à Port, qui devînt plus tard Saint-Nicolas-de-Port, qui réduisent la manne financière du pèlerinage. Les gens viennent parfois de loin pour vénérer une relique de Saint-Nicolas, à savoir sa phalange. C’est également à cette époque que le nom d’Aubert de Varangéville est mentionné pour la première fois dans la Chronique de Richer, un moine de Senones. Mais la réalité est beaucoup plus complexe que la légende.

    En 972, Otton II, Empereur du Saint-Empire Romain Germanique épouse, Théophano, de Constantinople, qui amène avec elle le culte de Saint-Nicolas. Certains pensent qu’elle aurait également apporté la relique, Nicolas ayant en effet vécu en Asie mineure. Un siècle plus tard, l’un de ses descendants, Henri, qui est à la tête de l’Abbaye de Gorze, près de Metz, consacre un autel à Saint-Nicolas en 1065 à l’abbaye. Les moines de Gorze fondent également le prieuré Saint-Gorgon à Varangéville, au Sud-Est de Nancy. Sur l’autre rive de la Meurthe, ils font élever en 1093 une première chapelle dédiée à la Vierge. Les premiers miracles sont attestés dès la fin du XIème siècle, juste après que la relique de Saint-Nicolas soit arrivée. Le pèlerinage prend alors de l’ampleur et une nouvelle église est construite.

    Il y a quelques années, des chercheurs italiens ont retrouvé dans les archives de l’Abbaye de la Novalaise, située au pied du Mont Cenis dans le Piémont des Alpes, un document indiquant le passage d’une relique de Saint-Nicolas faisant route vers le Nord. Un second texte relate que les moines doivent prier pour un certain « Aubertus miles ». Une fresque de Saint-Nicolas fut également peinte au XIème siècle sur les murs de l’Abbaye de la Novalaise.

    (Source : Est Républicain du 07/12/2016)

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