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La Cour des Comptes épingle le dossier INSEE de Metz

La Cour des Comptes épingle le dossier INSEE de Metz
Crédits Photo : la Cour des Comptes à Paris (TouN)

Dans un rapport dernièrement rendu public, la Cour de Compte analyse dans le détail les coûts du Centre Statistiques de Metz.

Initialement, celui-ci était censé compenser très partiellement les 5 078 emplois militaires rayés de la carte sur les 12 915 que comptait l’agglomération messine. Cette saignée avait été dictée par les iniques et odieuses restructurations du gouvernement Fillon en 2008 et 2009. Dans ce cadre, 1 500 postes de fonctionnaires, dont 650 venant de l’INSEE (Institut National de la Statistiques et des Etudes Economiques), de la DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques) et de la DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques) avaient été promis à Metz par Sarkozy. En ce qui concerne ces deux dernières directions, la Cour des Comptes fait remarquer que les « ministères sociaux ont purement et simplement refusé de transférer des agents à Metz ». Le ministère français des finances, auquel est rattaché l’INSEE, n’a quant à lui pas transféré les 575 emplois promis. Seuls 350 fonctionnaires devraient en effet au final travailler à Metz. Qui plus est, par rapport au plan initial, l’organisation actuelle du Centre Statistique de Metz (CSM) ne repose plus que sur trois pôles, à savoir : les services en ressources humaines, l’exploitation informatique et les statistiques sociales et locales.

Aujourd’hui, le CSM compte 270 agents répartis sur deux sites, en attendant la rénovation et l’aménagement de l’ancienne gare impériale de Metz moyennant un investissement de 22 millions d’euros et dont la livraison est attendue fin 2017. Les tergiversations liées à la décision d’installer les agents dans ce bâtiment de la Nouvelle-Ville ont généré un retard et des surcoûts de près d’un million d’euros en moyenne annuelle sur la période 2011-2016. Sans compter que ledit bâtiment est surdimensionné en l’état actuel des effectifs. Rénové, il est calibré pour accueillir 400 agents. La Cour des Comptes exige donc que « ces locaux soient occupés à pleine capacité, conformément aux normes de la politique immobilière de l’Etat » français.

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